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Thibault Honoré au colloque « à la frontière des arts » à la Philharmonie de Paris

Ce colloque interdisciplinaire jette un regard sur la reconfiguration des frontières esthétiques depuis le début du XXe siècle. La porosité entre les genres et les formes — ou leur « effrangement », pour reprendre le mot du philosophe Theodor Adorno — induit-elle une nouvelle définition de l’art ? L’acception traditionnelle de l’œuvre est-elle toujours valide ? La musique, la peinture, le cinéma, etc., peuvent-ils encore revendiquer leur « autonomie » ? Quels enjeux esthétiques pour l’art contemporain ?

 

Voilà le thème du colloque « à la frontière des Arts », auquel Thibault Honoré participera, s’exprimant le 27 septembre à 15h05 à la Philarmonie de Paris sur le sujet : Le monolithe ou la nuit cinématographique : fortune de la sculpture dans 2001 : l’odyssée de l’espace.  

 

Examinant la puissance conceptuelle du monolithe de 2001 : l’odyssée de l’espace, cette étude explore les diverses occurrences iconographiques de ce motif tant filmique que sculptural. Volume doté d’une aura, le monolithe est une œuvre à l’épaisseur anthropologique et à la puissance mémorative. Renvoyant à un état d’obscurcissement de la conscience, il enferre le film dans une visualité nocturne. Corps projectif en même temps que volume réflexif, son apparence l’associe enfin à tout un pan de la sculpture minimale des années 1960, en réinscrivant son caractère remarquablement dialectique dans l’actualité du champ théorique et des productions artistiques de son époque.

 

Docteur en arts, mention arts plastiques, artiste plasticien, Thibault Honoré est actuellement chargé d’enseignement à la faculté des arts de l’Université de Strasbourg. Il est également chercheur associé à l’équipe de recherche Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques.

 


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